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La colline de l’Esquilin (Esquilino) est véritablement un lieu pour les voyageurs aguerris, prêts à explorer la profondeur de l’histoire romaine antique et à s’immerger dans l’atmosphère particulièrement vivante de l’un des plus anciens quartiers de Rome.
La colline de l’Esquilin est l’une des sept collines sur lesquelles Rome a été construite et se compose de trois points importants. Le point nord : le Cispien (Cispius), le point sud : l’Oppius (Oppius) ; et le point ouest : le Fagutal (Fagutalis)
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ToggleConsidéré comme la plus grande des sept collines romaines dans l’Antiquité, l’Esquilin a longtemps eu la réputation de dépotoir de la ville et de cimetière pour les plus pauvres. Peu après, au Ier siècle av. J.-C., le mécène et conseiller politique de l’empereur Auguste, premier empereur de l’Empire romain, nommé Mécène, ordonna d’aménager ses jardins sur la colline de l’Esquilin. Connus sous le nom de Horti Marcenatis, ils devinrent le premier jardin hellénistico-persan de Rome.
En 64 apr. J.-C., le grand incendie ravagea les possessions de l’empereur Néron sur le Palatin, entraînant la construction de son grand palais, la Domus Aurea (Maison dorée), sur une partie importante de la colline de l’Esquilin. En 104 apr. J.-C., l’empereur Trajan construisit un complexe thermal sur les vestiges de la Domus Aurea, qui servit plus tard de modèle aux célèbres thermes de Caracalla. Les vestiges de la Domus Aurea et du complexe thermal de Trajan témoignent de ces événements historiques.
Au XIXe siècle, le secteur de la colline de l’Esquilin connut une reconstruction majeure. Grâce au réaménagement de la colline, les archéologues purent mettre au jour de nombreuses reliques aujourd’hui conservées dans les salles de célèbres musées romains. Ainsi, la colline de l’Esquilin est aujourd’hui un épicentre multiculturel de Rome, célèbre pour ses monuments historiques et religieux.
La Basilique Sainte-Marie-Majeure (Basilica di S. Maria Maggiore) est l’une des quatre basiliques majeures et papales de Rome. Une légende assez intéressante entoure la construction de cette basilique. Lors d’une nuit d’été de 352 apr. J.-C., le pape Libère et le riche patricien romain Jean firent tous deux un rêve. La Vierge Marie leur apparut et leur ordonna de construire une église à l’endroit où tomberait la première neige. Il s’avéra bientôt que, le 5 août 352 apr. J.-C., la neige tomba d’abord sur la colline de l’Esquilin, et la construction de l’église commença peu après.
La basilique a depuis connu plusieurs reconstructions sous le patronage de différents papes. À l’intérieur, les visiteurs peuvent encore voir des éléments de la mosaïque de Sainte-Marie-Majeure, conservés depuis le Ve siècle
La principale relique de la basilique est la Sainte Crèche, située sous le maître-autel. La statue du pape Pie IX agenouillé devant la Sainte Crèche symbolise la foi et la vénération envers l’ancien sanctuaire.
La Porta Maggiore (ou Porta Prenestina) est l’une des portes orientales du mur d’Aurélien de Rome, qui remonte au IIIe siècle. La porte elle-même fut construite en 52 apr. J.-C. par l’empereur Claude et soutenait deux aqueducs, l’Aqua Claudia et l’Anio Novus, dont la grandeur résidait dans leur longueur. Par exemple, la longueur de l’Anio Novus était de 87 km. Tout en haut de la Porta Maggiore, les visiteurs peuvent voir une coupe de la porte, où deux aqueducs reposent l’un sur l’autre. Aujourd’hui, la Porta Maggiore est un point de transit pour les lignes de tramway romaines qui circulent vers le centre-ville et depuis celui-ci.
Les thermes de Trajan, mentionnés plus haut, furent construits sur ordre de l’empereur Trajan entre 104 et 109 apr. J.-C. et formaient autrefois un vaste complexe de bains et de loisirs. Le complexe comprenait des piscines extérieures et intérieures avec différentes températures d’eau, des gymnases et une basilique au centre.
Fait intéressant, dans la Rome antique, les complexes thermaux étaient utilisés par les hommes comme par les femmes, non seulement à des fins récréatives, mais aussi sociales. Ainsi, les archéologues ont trouvé des preuves de la présence de bibliothèques et d’amphithéâtres dans le complexe thermal de Trajan. Aujourd’hui, les visiteurs peuvent voir un fragment important de mur et des ruines parvenus jusqu’à nous.
Auteur: Kate Zusmann
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