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| Bon à savoir | Vous pouvez rejoindre la colline du Pincio soit en montant les escaliers depuis la Piazza del Popolo, soit en traversant la Villa Borghese et en suivant les panneaux indiquant la terrasse du Pincio. |
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| Adresse | Viale Gabriele D'Annunzio, Roma |
La colline du Pincio s’élève immédiatement au nord de la colline du Quirinal. Bien qu’elle ne fasse pas partie des légendaires sept collines de Rome, le Pincio reste l’un des belvédères les plus appréciés de la ville.
Sommaire
ToggleDans l’Antiquité, le Pincio se trouvait en dehors des limites originelles de Rome ; ce n’est qu’avec les Murs d’Aurélien, au IIIe siècle apr. J.-C., qu’il fut intégré à la ville. Son nom actuel rend hommage aux Pincii, puissante famille qui possédait la crête au IVe siècle. De luxuriants jardins privés couvraient autrefois les pentes, ce qui lui valut le surnom de Collis Hortulorum, la « colline des petits jardins ».
Les auteurs antiques rapportent que les cendres de l’empereur Néron furent déposées dans le tombeau de la famille des Domitii, sur le flanc de la colline.
Aujourd’hui, le Pincio englobe plusieurs villas renommées et domine la vaste Piazza del Popolo. Entre 1802 et 1814, Napoléon confia à l’architecte Giuseppe Valadier le réaménagement de toute la zone, associant terrasses ordonnées et relief naturel de la colline. Valadier acheva la Piazza del Popolo en 1816, créant l’ensemble élégant que les visiteurs découvrent aujourd’hui.
Les principaux sites ci-dessous peuvent facilement être découverts en une demi-journée. Commencez votre promenade par l’un de ces trois itinéraires classiques :
Le pape Sixte V commanda le premier grand réaménagement de la « place du Peuple ».

Trois grandes rues partent de la place vers le sud :
L’obélisque Flaminio de 24 mètres se dresse au centre. Il fut transféré du Circus Maximus en 1589 ; ce monolithe de granit rouge a plus de 3 400 ans. Au nord s’élève Porta del Popolo, autrefois principale porte d’entrée pour les voyageurs arrivant par la Via Flaminia. Au sud, les églises baroques jumelles Santa Maria dei Miracoli et Santa Maria in Montesanto encadrent l’entrée de Via del Corso. Le côté est accueille l’escalier monumental de Valadier menant à la terrasse du Pincio, l’un des meilleurs belvédères de Rome au coucher du soleil.
Adresse : Piazza del Popolo
Installée dans la Villa Borghese du XVIIe siècle, la Galerie Borghèse conserve l’une des plus importantes collections privées d’art au monde.

Le cardinal Scipione Borghese, neveu du pape Paul V, commanda la villa à l’architecte flamand Giovanni Vasanzio et la remplit d’œuvres de Bernini, Caravage, Titien, Raphaël et d’autres artistes. L’aménagement paysager de Pietro Bernini transforma ensuite le vignoble environnant en un parc de 80 hectares aujourd’hui très apprécié des Romains.
Site : borghese.gallery
Commandée par le roi Louis XII de France en 1502 et couronnée de ses deux clochers à la fin du XVIe siècle, Trinità dei Monti domine l’Escalier de la Trinité-des-Monts à côté de l’obélisque Sallustiano.

À l’intérieur, observez la célèbre « Déposition » de Daniele da Volterra ainsi que les fresques anamorphiques qui prennent forme depuis un point de vue précis. À l’extérieur, la vue descend le long de Via Condotti jusqu’au dôme de Saint-Pierre.
Ferdinando de’ Medici acheta ce palais de la Renaissance en 1576.

Depuis 1803, le complexe abrite l’Académie de France à Rome, transférée ici sur ordre de Napoléon afin que de jeunes artistes puissent s’immerger dans l’Antiquité classique. La villa se visite dans le cadre de visites guidées et offre de beaux jardins ainsi que de vastes vues sur la ville.
Adresse : Viale della Trinità dei Monti 1
Créée en 1589 par l’architecte Annibale Lippi pour le cardinal Ferdinando de’ Medici, cette sobre fontaine octogonale réutilise une ancienne vasque en granit rouge posée sur un balustre au centre d’un bassin peu profond.

Un boulet de canon tiré accidentellement depuis le Château Saint-Ange au XIXe siècle se serait logé dans son rebord, lui valant le surnom de « Fontana della Palla di Cannone ».
Abritée sous les pins juste devant l’entrée de la Villa Medici, elle constitue une halte calme avant de poursuivre dans les jardins ou vers l’Escalier de la Trinité-des-Monts.
La terrasse du Pincio couronne la colline juste au-dessus de la Piazza del Popolo et est largement considérée comme l’un des meilleurs belvédères de Rome au coucher du soleil.

Depuis ce belvédère bordé d’une balustrade, vous pouvez suivre la courbe du Tibre, repérer le dôme de Saint-Pierre et voir les toits de la ville prendre une teinte dorée au crépuscule. Une agréable promenade de cinq minutes à travers la Villa Borghese permet d’y accéder.

Près d’un bassin de nénuphars le long du Viale dell’Obelisco se trouve l’horloge à eau du Pincio, un hydrochronomètre original de 1867 conçu par le frère dominicain Gian Battista Embriaco et l’ingénieur Gioacchino Ersoch. Entièrement actionnés par l’eau courante, ses engrenages visibles continuent de marquer les heures et offrent aux passants un aperçu de l’ingéniosité du XIXe siècle.
Commandés par le prince Camillo Borghese et achevés par l’architecte Luigi Canina entre 1827 et 1829, ces deux pavillons néoclassiques formaient autrefois l’entrée cérémonielle de la Villa Borghese depuis Piazzale Flaminio.

Encadrés de colonnes corinthiennes et surmontés d’aigles en terre cuite, les Propilei rappellent les Propylées de l’Acropole d’Athènes et marquent le passage entre les rues animées de la ville et les allées arborées du parc.
Ce groupe en bronze du sculpteur Ercole Rosa (1883) représente Giovanni Cairoli, revolver levé, soutenant son frère Enrico mortellement blessé pendant leur expédition malheureuse de 1867 à Villa Glori.

Installé en retrait le long du Viale del Pincio, le monument passe souvent inaperçu. Son mouvement intense et sa dimension patriotique évoquent les sacrifices liés à l’unification italienne. Prenez un moment pour observer l’un des mémoriaux les plus émouvants et les moins remarqués de Rome.
Adresse : au début du Viale Adam Mickiewicz, sous la Terrazza del Belvedere
Intégrée aux Murs d’Aurélien par l’empereur Honorius vers 402 apr. J.-C., Porta Pinciana protégeait autrefois la route du nord entrant dans Rome par l’ancienne Via Pinciana.

Connue au Moyen Âge sous le nom de Porta Turata, « porte murée », elle fut rouverte et flanquée d’arches latérales par le pape Pie IX en 1860. Selon la légende, le général déchu Bélisaire y aurait mendié ; aujourd’hui, la même arche discrète laisse passer la circulation vers la Villa Borghese et l’élégante Via Veneto.
Adresse : Via Vittorio Veneto 196
Auteur: Artur Jakucewicz
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