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Piazzale Garibaldi est l’endroit où se rencontrent plusieurs visages du Janicule. Des coureurs traversent le gravier à l’aube. Les familles s’arrêtent près du monument le dimanche après-midi, et des groupes se rassemblent le long du parapet avant le coucher du soleil.
La vaste vue sur la ville est l’attraction évidente, mais de nombreux monuments se confondent avec les toits. Un téléobjectif permet de les isoler. Une courte marche derrière la statue révèle également une seconde vue sur le dôme de Saint-Pierre, facile à manquer depuis la terrasse principale.
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ToggleLe mot italien piazzale désigne généralement un vaste espace ouvert plutôt qu’une place traditionnelle entourée de bâtiments. Ici, deux branches de la Passeggiata del Gianicolo se rejoignent sur une terrasse panoramique. Des rangées de bustes en marbre le long de la promenade commémorent des personnalités liées à la République romaine et au Risorgimento.
Giuseppe Garibaldi occupe le centre. Le monument équestre d’Emilio Gallori fut inauguré le 20 septembre 1895, lors des célébrations marquant les 25 ans de la prise de Rome par le royaume d’Italie.

Les reliefs et groupes allégoriques autour du piédestal relient la défense de la République romaine en 1849 aux campagnes pour l’unification italienne. Notre guide du monument à Giuseppe Garibaldi explique les figures et les inscriptions. Depuis les autres parties du piazzale, la statue sert de point de repère au-dessus des arbres.
À l’approche de midi, les conversations sur la terrasse sont interrompues par une forte détonation venant de la pente en contrebas. Le Cannone del Gianicolo tire un coup à blanc à exactement 12 h 00.
Le pape Pie IX instaura ce signal horaire le 1er décembre 1847 afin que les cloches des églises de Rome puissent suivre une même référence officielle. La cérémonie fut transférée sur le Janicule en 1904. Aujourd’hui, le canon se trouve dans un petit emplacement directement sous Piazzale Garibaldi.

Les soldats remettent le canon à l’abri en quelques minutes, puis le bruit habituel reprend sur le piazzale. Le guide consacré au canon explique séparément l’histoire de la cérémonie et le meilleur endroit pour l’observer.
Le parapet principal offre un vaste panorama sur le centre de Rome. Les bâtiments deviennent beaucoup plus faciles à identifier avec un téléobjectif. Environ 200 mm sur un appareil plein format suffisent pour détacher plusieurs monuments des toits et de la brume atmosphérique.
À l’extrémité gauche de la promenade se dresse le Faro del Gianicolo. Ce phare en pierre blanche de Botticino s’élève au-dessus des pins parasols et se termine par une lanterne vitrée. Manfredo Manfredi le conçut comme un cadeau de la communauté italienne d’Argentine. Il fut inauguré en 1911, l’année du cinquantième anniversaire de l’unification italienne.

De l’autre côté de la ville, la colline du Pincio s’élève derrière le centre historique, et un téléobjectif permet de distinguer les deux clochers de la Trinité-des-Monts au-dessus de l’Escalier de la Trinité-des-Monts, avec l’obélisque visible entre eux.

Le Panthéon est plus difficile à reconnaître. Son portique et son fronton disparaissent derrière les bâtiments intermédiaires, si bien que seuls les anneaux supérieurs en gradins du dôme émergent au-dessus des toits en terre cuite. Le bâtiment actuel prit forme sous le règne d’Hadrien, au début du IIe siècle. Depuis le Janicule, son élément le plus célèbre paraît étonnamment proche du reste de la ligne des toits.

Plus à droite, la masse de marbre blanc du Vittoriano se distingue beaucoup plus facilement. Un long téléobjectif sépare ses colonnes et ses deux quadriges en bronze de la silhouette lumineuse.

Tournez-vous vers le Vatican pour apercevoir le dôme de Saint-Pierre. Même un zoom modéré permet de distinguer les nervures et les fenêtres sous la lanterne. La vue dégagée depuis ce côté du piazzale offre un portrait architectural très net.

Après avoir photographié le dôme depuis la terrasse ouverte, passez derrière le monument à Garibaldi jusqu’au bord opposé du piazzale. Le même dôme apparaît entre les pins parasols, encadré par les branches plutôt que par un ciel dégagé.
Il n’y a ni panneau ni belvédère aménagé. Cherchez le muret à l’ombre et avancez le long de celui-ci jusqu’à ce que les arbres s’alignent avec le dôme. Depuis le parapet principal, la marche prend environ 30 secondes.

Utilisez le parapet principal pour lire Rome comme une ligne d’horizon. Le mur derrière la statue offre une dernière vue plus calme. De là, la promenade continue vers le nord en direction du phare du Janicule ou vers le sud jusqu’au monument à Anita Garibaldi.
Auteur: Artur Jakucewicz
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